07 mai 2007
03 mai 2007
Je m'abstiens

C’est décidé, j’arrête de bolobolosopher sur la campagne présidentielle. La pensée bolobolosophique de Ségolène Royale et Nicolas Sarkozy, est largement supérieure à la mienne. Hier soir, lors du débat télévisé, je me suis senti humilié par leur maîtrise du Bolobolo, la seule langue universelle, qui je le rappelle, ne veut rien dire. Mais je reste beau joueur et vous livre ici quelques-unes des plus belles réflexions de ces deux maîtres es-bolobologie, qui très probablement alimenteront les discussions des cafés de bolobolosophie pendant des décennies. J'inscris par ailleurs ces deux personnalités sur la liste des candidats au "Bolobolo d'Or 2007"
(A noter, l'intégralité du débat est restranscrite sur Betapolitique)
D’abord deux quenelles de chiffre (précisons qu’en bolobolosophie, une quenelle de chiffre est une querelle de chiffre à la tenue un peu molle). Puis l’une des plus belles démonstration de rhétorique bolobologique sur les présidents de « ce qui marche » « ce qui ne marche pas » que l’on prendra garde à ne pas confondre avec des « présidents de ceux qui marchent » ou « de ceux qui ne marchent pas » incompatibles avec la polémique sur les enfants handicapés. Enfin, le meilleur pour la fin avec des aveux publics sur le plaisir sarko-masochiste.
Première quenelle de chiffres à propos de la récidive :
Nicolas Sarkozy « On ne peut plus continuer à avoir des individus qui viennent 50, 60 ou 70 fois devant le même tribunal. »
Ca c’est ce que l’on appelle de la bonne grosse récidive !
Ségolène Royale « Des peines adaptées, bien évidemment, au premier délit seront exécutées, car on sait bien que s’il y a une réponse au premier acte de délinquance, dans 70 % des cas, il n’y a pas de récidive. S’il n’y a pas de réponse au premier acte de délinquance, dans 70 % des cas, il y a récidive. »
Les statistiques, dans 70% des cas, ça tombe bien.
Deuxième quenelle de chiffres lors d’un échange assez vif sur la part du nucléaire en France :
Ségolène Royal : Vous défendez le nucléaire, mais vous ignorez la part du nucléaire.
Nicolas Sarkozy : Non. La moitié de notre électricité est d’origine nucléaire.
Ségolène Royal : Non, 17% seulement de l’électricité.
En fait, c’est 78 % et non 17 % selon Ségolène Royale ou 50 % selon Nicolas Sarkozy.
Président de ce qui marche
Ségolène Royal : Car je connais les sujets dont je parle et je sais que ce que je dis, je le réaliserai car je le vois fonctionner sur les territoires. Je suis allée dans les autres pays voir ce qui marche. Je serais
Nicolas Sarkozy : Si vous êtes
Et pour terminer, les aveux sur le plaisir sarko-masochiste :
Nicolas Sarkozy : Vous n’avez pas besoin d’être méprisante pour être brillante.
Ségolène Royal : Je connais vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.
Nicolas Sarkozy : Avec vous, ce serait une victime consentante !
Ségolène Royal : Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.
Il y a de l'électricité dans l'air. Et cette fois, c'est pas du nucléaire !
Face à ces deux brillants agrégés de bolobolosophie, je ne peux que m’abstenir…
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Olivier Hertel
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3.5.07
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10 mars 2007
Présidentielles : Nicolas Bulot distance Mireille Lagirelle pour les intentions de vote
Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, François Bayrou vient de rattraper Ségolène Royale pour le premier tour de la présidentielle, avec 23% des intentions de vote. Pendant ce temps, Nicolas Bulot, le seul candidat qui murmure à l’oreille des ormeaux (on ne le dira jamais assez fort), pulvérise son score du mois dernier. Il passe de 0,07% des intentions de vote à 0,15% ! Il distance du même coup sa plus grande rivale, Mireille Lagirelle de « Nature, pêche et bouillabaisse » qui, malgré tous ses efforts, reste en retrait avec seulement 0,11% d’intention de vote. La candidate marseillaise, ex-miss bouillabaisse 1973, avait, en effet, tenté un joli coup médiatique fin février, en organisant sur le port de Marseille, le championnat du monde de bouillabaisse. Si la presse locale et nationale étaient bien présentes, ce fût pour assister au sacre improbable de l’équipe emmenée par Mireille Lagirelle, devant le Suédois Marcus Nils van Jansen, pourtant largement favori. Très vite, des rumeurs de corruption ont circulé entre les pontons, laissant entendre que la reine de la bouillabaisse avait payé les trois juges internationaux (un japonais, un anglais et une australienne) pour remporter le championnat. Une source proche de l’enquête n’a pas pu nous confirmer la crédibilité de ces rumeurs. Elle nous a par contre confié, que des irrégularités avaient été constatées dans la recette employée par Mireille Lagirelle. Des rascasses congelées achetées chez Picard auraient été utilisées dans sa préparation (ce qui va à l’encontre des règles édictées par la très sérieuse IBAM, l’International Bouillabaisse Association of Marseille, qui ne tolère que le poisson frais)
Interrogé sur les déboires médiatiques de sa rivale, Nicolas Bulot, l’éternel défenseur des bivalves et autres mollusques, n’a pas souhaité faire de commentaire. Il s’est contenté de déclarer qu’une fois encore, des animaux, en l’occurrence des poissons comme la rascasse ou le rouget de roche, avaient été odieusement manipulés pour servir une cause politique plus que douteuse. « Les poissons, comme les coquillages ne font pas de politique. Ils n’ont pas à se retrouver dans une bouillabaisse de droite ou une paëlla de gauche. Si les mollusques me font confiance, c’est tout simplement parce que je défends leurs droits fondamentaux à la vie. Rien de plus. Les moules, les huitres, comme les rascasses, ne sont ni de droite, ni de gauche. » a tenu à rappeler Nicolas Bulot, tout en avouant qu’il était satisfait de distancer une candidate si rétrograde.
Mais la partie est loin d’être gagnée pour Nicolas Bulot. Ses collaborateurs tentent toujours de réunir les fameuses 500 signatures indispensables à sa candidature. Pour le moment, l’idole des estrans n’a recueilli que 6 promesses d’élus : Louis Bulot, maire de Plouc’h Abeden (Côtes d’Armor) et père de Nicolas ; Anouk Bulot-Desmarets, mairesse de Kerboldel (Finistère), ex-femme et sœur de Louis Bulot et mère de Nicolas ; Erwan Desmarets, maire de Saint Balo (Finistère), fils de Gaël Desmarets et de sa demi-sœur Anouk Bulot-Desmarets, et demi-frère de Nicolas. Les trois autres élus soutenant Nicolas Bulot ont préféré garder l’anonymat. « Nous les petits candidats, ne pouvons compter que sur le soutien de la famille. Mais ça ne suffira pas. » a reconnu, très lucide, le fils Bulot.
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Olivier Hertel
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10.3.07
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09 janvier 2007
Nicolas Bulot, candidat à la présidentielle
Nicolas Bulot met donc fin à plusieurs semaines de suspens sur son hypothétique candidature. « J’ai consulté tous les candidats. Ils m’ont tous fait de belles promesses, mais aucun ne s’est formellement engagé. Je ne demandais pas grand-chose, simplement une égalité des droits entre les moules et les hommes. » a confié le nouveau candidat au correspondant du New York Times.
Interrogé sur cette candidature, un porte-parole de l’UMP avouait ne pas comprendre : « Nous avions pourtant signé la Charte Bulot de la fondation Bulot. Nous étions prêts à modifier la constitution pour y inscrire la protection des mollusques si Nicolas nous rejoignait. Nous avions juste suggéré une dérogation spéciale pour les huîtres durant les fêtes de fin d’année.» Une concession inacceptable pour Nicolas Bulot : « Il n’est pas question de dérogation lorsqu’il s’agit de sauver des vies. »
Même surprise au Parti Socialiste : « Nous avons passé plusieurs jours sur la plage de Ker Plou Guelvec avec Nicolas pour noter les revendications de ses amis les coquillages. La plupart ont été transcrites dans notre nouveau programme. » assurait la représentante des socialistes Ségolène Loyal.
Quant aux Verts, crédités désormais de seulement 0,5% des intentions de votes, ils ne mâchaient pas leurs mots. « Nicolas Bulot est un écologiste de la dernière heure qui a pillé toutes nos idées. Nous avons été les premiers à défendre les coquillages et les crevettes en proposant une loi interdisant la vente des épuisettes sur les plages dès 1990. » prétendait Noël Lamer à une journaliste de Palourde Magazine.
En fin de matinée c’était au tour du Parti Communiste de s’indigner de cette candidature qualifiée de bourgeoise : « Nous, notre priorité c’est la défense des travailleurs qui n’ont que leurs mains pour pratiquer la pêche à pied. » expliquait la candidate PC dont nous n’avons pas retenu le nom.
Interviewé sur les ondes d’AOC FM, Marine La Gaine porte parole du Front National semblait, elle, ravie de la candidature du troublions des estrans : « Nous soutenons Nicolas Bulot dans la protection des Saint Jacques et de toutes les coquilles françaises de souche. »
Nicolas Bulot doit se rendre dès aujourd’hui au siège de sa Fondation Bulot pour consulter ses conseillers scientifiques, experts en marées basses et respiration des bivalves. Il s’agit maintenant, pour le représentant des coquillages, d’élaborer un programme politique définitif qui ne sera dévoilé que dans une quinzaine de jours. Mais à l’heure du déjeuner, un bivalve proche de la Fondation laissait filtrer quelques informations sur les grands axes de ce programme : protection des crustacés et interdiction des plateaux de fruits de mer dans les restaurants.
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Olivier Hertel
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9.1.07
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