19 mars 2007

Changer de paradigme

Avertissement : ce message a pour vocation de me faire changer de paradigme.


Cela ne se voit pas, mais je viens de changer de paradigme. Je voulais le faire avant qu’il ne soit trop tard. Les scientifiques, les politiques, les écologistes, les alter-mondialistes, sont unanimes : il faut changer de paradigme. Je me suis dit, si tous sont d’accord sur ce point, c’est que moi aussi je dois l’être. Alors, j’ai changé de paradigme hier soir avant de me coucher. C’est vrai que ce matin en me réveillant, les choses étaient différentes. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était mieux. C’était différent. De toute façon, j’avais envie de changement. Et tant qu’à changer vraiment, autant changer de paradigme. J’espère simplement que je ne regretterai pas mon ancien paradigme. Je l’avais depuis 36 ans !

10 mars 2007

Présidentielles : Nicolas Bulot distance Mireille Lagirelle pour les intentions de vote

Selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche, François Bayrou vient de rattraper Ségolène Royale pour le premier tour de la présidentielle, avec 23% des intentions de vote. Pendant ce temps, Nicolas Bulot, le seul candidat qui murmure à l’oreille des ormeaux (on ne le dira jamais assez fort), pulvérise son score du mois dernier. Il passe de 0,07% des intentions de vote à 0,15% ! Il distance du même coup sa plus grande rivale, Mireille Lagirelle de « Nature, pêche et bouillabaisse » qui, malgré tous ses efforts, reste en retrait avec seulement 0,11% d’intention de vote. La candidate marseillaise, ex-miss bouillabaisse 1973, avait, en effet, tenté un joli coup médiatique fin février, en organisant sur le port de Marseille, le championnat du monde de bouillabaisse. Si la presse locale et nationale étaient bien présentes, ce fût pour assister au sacre improbable de l’équipe emmenée par Mireille Lagirelle, devant le Suédois Marcus Nils van Jansen, pourtant largement favori. Très vite, des rumeurs de corruption ont circulé entre les pontons, laissant entendre que la reine de la bouillabaisse avait payé les trois juges internationaux (un japonais, un anglais et une australienne) pour remporter le championnat. Une source proche de l’enquête n’a pas pu nous confirmer la crédibilité de ces rumeurs. Elle nous a par contre confié, que des irrégularités avaient été constatées dans la recette employée par Mireille Lagirelle. Des rascasses congelées achetées chez Picard auraient été utilisées dans sa préparation (ce qui va à l’encontre des règles édictées par la très sérieuse IBAM, l’International Bouillabaisse Association of Marseille, qui ne tolère que le poisson frais)
Interrogé sur les déboires médiatiques de sa rivale, Nicolas Bulot, l’éternel défenseur des bivalves et autres mollusques, n’a pas souhaité faire de commentaire. Il s’est contenté de déclarer qu’une fois encore, des animaux, en l’occurrence des poissons comme la rascasse ou le rouget de roche, avaient été odieusement manipulés pour servir une cause politique plus que douteuse. « Les poissons, comme les coquillages ne font pas de politique. Ils n’ont pas à se retrouver dans une bouillabaisse de droite ou une paëlla de gauche. Si les mollusques me font confiance, c’est tout simplement parce que je défends leurs droits fondamentaux à la vie. Rien de plus. Les moules, les huitres, comme les rascasses, ne sont ni de droite, ni de gauche. » a tenu à rappeler Nicolas Bulot, tout en avouant qu’il était satisfait de distancer une candidate si rétrograde.
Mais la partie est loin d’être gagnée pour Nicolas Bulot. Ses collaborateurs tentent toujours de réunir les fameuses 500 signatures indispensables à sa candidature. Pour le moment, l’idole des estrans n’a recueilli que 6 promesses d’élus : Louis Bulot, maire de Plouc’h Abeden (Côtes d’Armor) et père de Nicolas ; Anouk Bulot-Desmarets, mairesse de Kerboldel (Finistère), ex-femme et sœur de Louis Bulot et mère de Nicolas ; Erwan Desmarets, maire de Saint Balo (Finistère), fils de Gaël Desmarets et de sa demi-sœur Anouk Bulot-Desmarets, et demi-frère de Nicolas. Les trois autres élus soutenant Nicolas Bulot ont préféré garder l’anonymat. « Nous les petits candidats, ne pouvons compter que sur le soutien de la famille. Mais ça ne suffira pas. » a reconnu, très lucide, le fils Bulot.

07 mars 2007

La presse, debout sur ses assises


Internationales ! qu’elles sont nos assises. Je parle bien évidemment de la première édition des Assises internationales du journalisme qui se déroulent du 7 au 9 mars entre Lille et Arras. Internationales, car deux séances seront consacrées à la presse étrangère : le 7 mars, des journalistes indiens nous parleront du journalisme en Inde et le 8 mars, des journalistes polonais nous parleront du journalisme… en Pologne. Je me suis demandé pourquoi ces deux pays étaient à l’honneur. A mon avis, pour ce qui est de l’Inde, c’est parce qu’il devait rester à Lille quelques journalistes indiens venus couvrir Lille 3000 et ses expositions dédiées à l’Inde. Charmés par les moules-frites, la bière et le climat vivifiant de la capitale du Nord, nos confrères en exil n’ont pas pu se résoudre à retourner au pays plus d’un mois après la clôture des manifestations qui rendaient hommage à leur grande nation. Quant aux journalistes polonais, ils sont là, en pleine crise de la presse, pour rappeler à leurs confrères français, qu’il n’y a pas que des plombiers en Pologne ! Si certaines rédactions dégraissent comme à l'usine et que d'autres ferment portes et fenêtres à leurs pigistes les plus fidèles, c'est que nous sommes au bord de la délocalisation. Le dumping social nous guette !

04 mars 2007

Asimolo dans les escaliers

Quand les robots attaqueront, nous n'aurons qu'à nous réfugier à l'étage :